Albert Van den Bergh

Autrefois un géomètre, un dessinateur, un entrepreneur en bâtiment, un maçon, quiconque avec une vision et une technique de construction maisons pouvait se prétendre architecte. Le diplôme d’architecte n’est protégé dans notre pays que depuis 1938.
Ainsi, Albert van den Bergh, l’architecte de l’immeuble au numéro 57 du boulevard Auguste Reyers dans le quartier d’Opale, fit partie du premier lot de diplômés de l’Académie d’Anvers à pouvoir s’appeler vraiment architecte.

Il est né en 1917 à Stabroek, au nord d’Anvers, et attire déjà l’attention avec sa première création : une chapelle au Heuvels, un hameau à la frontière de son village natal et la commune de Kapellen. Un peu plus tard suit la commande d’une école à Stabroek, mais rapidement le Deuxième Guerre mondiale vient perturber la vie d’un architecte débutant.

C’est seulement après 1945, avec la restauration des dommages de guerre à de nombreux bâtiments dans la zone de Stabroek, que la carrière de Van den Bergh démarre enfin sérieusement. Déjà en 1946, il est chargé de la rénovation de la maison communale de Stabroek, mais bientôt arrivent des commandes du nord de Bruxelles, où il a de la famille. Van den Bergh construit à Neder-over-Heembeek, Laeken, Vilvorde, Beigem, Humbeek et Meise de nombreuses maisons d’habitation, maisons pour profession libérale, maisons de commerce, magasins, villas et immeubles à appartements. Les dossiers très techniques ne l’effraient pas : transformation de maison en commerce ou l’installation commerciale de chauffage central dans une école de filles (Laeken, 1955).

Ses principales réalisations comprennent aussi la construction de terrains de camping tant en Wallonie (Bertrix, 1971) qu’en Flandre (Nieuport, 1975).

Les institutions gouvernementales, officielles et semi-officielles comme les fabriques d’église continueront à s’appuyer sur ses compétences : rénovation d’école et de salle paroissiale (Bruxelles II, 1958), maison de guildes et salle paroissiale (Neder-over-Heembeek, 1960), chapelle (Ekeren, 1965), Centre Social Apostolat des Bateleurs (Anvers, 1966), agrandissement écoles secondaires professionnelle (Anvers, 1974).

Dans son village natal, il œuvre comme un architecte communal : la rénovation de l’église Sainte- Catherine (Sint Catharinakerk, 1954), construction d’une école maternelle (1962), la transformation de la maison communale (1966), travaux de réparation de l’église Sainte-Catherine (1966), construction de l’église paroissiale de Notre-Dame de la Naissance (Onze Lieve-Vrouw Geboortekerk à Hoevenen, commune qui a fusionné avec Stabroek, 1968 ), la rénovation du presbytère (1971), la rénovation de l’école pour garçons (1971), installations d’athlétisme du parc municipal (1972), agrandissement maison des guildes de Hoevenen (1973), agrandissement maison communale de Hoevenen (1973).

Van den Berghe construit aussi des cités et logements sociaux : dans son Stabroek (Binnenpad Geelvinck-Street, 1968; Pekgat, 1976) mais aussi à Oostmalle (1975).

Son premier immeuble à Schaerbeek, au boulevard Lambermont n° 225, date de 1954. Deux ou trois ans plus tard suivent deux immeubles à appartements à l’avenue Eugène Demolder. L’immeuble d’appartements du boulevard Auguste Reyers n° 57, est érigé en 1958.

Van den Bergh meurt à Ekeren, le 16 mai 1978 : il n’a que 61 ans. Après sa mort, son fils, Ludo, également architecte, découvre que les archives d’Albert van den Bergh contiennent 2.300 dossiers de réalisations !

Van den Bergh était un travailleur diligent, compétent et humble, qui a fourni de l’architecture sans esbroufe mais solide.

Pierre Dangles, décembre 2011

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