André Moumal

Le portrait d’André Moumal figure dans notre Galerie de Portraits d’architectes.

Des neuf enfants de Jean-François Moumal, les deux derniers devinrent architectes. André, né à Dison, près de Verviers, le 8 septembre 1894 était le cadet.

Avec son frère Jean, de 1892, il commence l’architecture à Saint-Luc à Tournai, mais la Première Guerre Mondiale interrompt leurs études. Ils obtiennent finalement leur diplôme à Saint-Luc à Liège. Ensemble, ils s’installent à Courtrai, où le travail de reconstruction ne manque pas.  Ils construisent maisons, villas et immeubles de bureaux à Courtrai, Audenarde, Menin et Warneton dans un style cottage ou art déco. Certaines réalisations sont actuellement classées comme monuments.

Vers 1928, le travail dans la région diminuant, leurs voies se séparent. Jean reste à Courtrai (mais déménage juste avant la Deuxième Guerre mondiale à Cointe), tandis qu’André tente sa chance à Bruxelles. Il s’installe à Etterbeek, d’abord avenue Charles Legrelle n° 34, puis dans la maison personnelle qu’il se construit rue des Bollandistes n° 42. Rapidement, il obtient la commande de vingt maisons dans la rue de la Limite à Stockel (Kraainem), suivie l’année après, en 1930, d’une nouvelle série de 20 maisons dans l’avenue du Bleuet à Woluwe-Saint-Lambert. Il construit beaucoup à Stockel et environs : Clos du Manoir, avenue Orban, rue Bonne Reine, etc. Une Guerre Mondiale, une fois de plus, perturbe sa carrière. Après, il construit encore des villas à Evere, Uccle, Mettet, Lennick-Saint-Quentin et plusieurs maisons à La Roue à Anderlecht. Dans cette commune, il réalise également les pavillons d’entrée du Stade de Football d’Anderlecht, pavillons d’entrée qui ont survécu à toutes les rénovations ultérieures.

Il continue à habiter et travailler rue des Bollandistes jusqu’à sa mort le 8 novembre 1962 : une crise cardiaque le terrasse à sa table de dessin. La boucle se ferme : c’est son frère Jean qui terminera le dernier projet d’André, trente-quatre ans après leur dernière réalisation commune.

Dans notre quartier d’Opale, il a construit, en deux phases, la maison de l’avenue de l’Opale n° 104, au coin de l’avenue du Diamant. Le maître d’ouvrage de 1936 en était un ancien colonial, qui, en agrandissant sa famille, lui demanda plus tard, en 1955, de rehausser partiellement la maison.

D’André Moumal, l’on connaît encore dans le quartier des Pierres Précieuses un immeuble au numéro 49 de l’avenue de l’Emeraude.

Pierre Dangles, juin 2011

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