Anthénor Hoffmann

Le portrait d’Anthénor Hoffmann figure dans notre Galerie de Portraits d’architectes.

Qui était Anthénor Hoffmann ? Son nom est introuvable dans les encyclopédies, catalogues, revues ou autres livres d’architecture. Même l’inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale[1] ne le mentionne pas.  Anthénor Hoffmann fait partie de la horde des bâtisseurs ignorés du XXe siècle. Ces architectes, géomètres, maçons, menuisiers-entrepreneurs et autres bâtisseurs d’immeubles ne fréquentaient pas les cénacles ou ne s’auto-congratulaient pas dans des publications richement illustrées. Ces travailleurs, souvent restés dans un anonymat ou oublié par le Temps inexorablement cruel, n’ont pas réussi à ‘percer’, par manque de relations, par manque de sens commercial, par manque de chance, et par manque de génie, parfois même de talent, ne nous leurrons pas.

Mais ce sont ces travailleurs aux noms inconnus ou oubliés aujourd’hui qui ont bien plus façonné l’aspect quotidien de Bruxelles que les architectes hyperconnus.

Anthénor Hoffmann est né à Neder-Over-Heembeek en 1907. Il fait ses études d’architecture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, d’où il sort diplômé en 1928.

C’est un membre de sa famille qui lui demande l’année suivante de construire une maison de rapport à l’angle de l’avenue de Roodebeek et de l’avenue de Diamant.

Les angles de rues à Bruxelles étaient très souvent voués à des immeubles de rapport incorporant un magasin ou un café au rez-de-chaussée.

Nous ne connaissons pas encore d’autres constructions d’Anthénor Hoffmann. Il était membre de l’Association Royale des Architectes de Bruxelles et commissaire à l’Union des Villes et communes belges.

Anthénor Hoffmann est décédé en 1962 et a été inhumé au Cimetière de Saint-Josse, commune dans laquelle il a vécu une grande partie de sa vie.

En 1934, 1936 et 1937, l’architecte Henri Leemans a construit, tant dans l’avenue de Roodebeek que dans l’avenue du Diamant, des immeubles voisins dans un style identique afin de donner plus d’ampleur à l’angle.

Pierre Dangles, 13 septembre 2012



[1] Cet inventaire, entamé il y a déjà quelques décennies, recense et documente le patrimoine bâti de la Région, afin d’en promouvoir la connaissance. Il s’adresse aux chercheurs, aux acteurs du patrimoine ainsi qu’à toute personne intéressée par l’architecture et l’urbanisme bruxellois. Les inventaires de Bruxelles-Pentagone, de Saint-Josse-ten-Noode et d’Etterbeek ont été publiés en livre. Ces deux derniers inventaires, ainsi que les inventaires de Bruxelles-Extension Sud (Louise-Roosevelt) et, partiellement, de Bruxelles-Extension Est (Squares, Cinquantenaire), d’Ixelles, de Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert sont consultables en ligne. L’inventaire de Schaerbeek est en cours. Une première partie des résultats est disponible en ligne depuis décembre 2012.

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