Frantz Veldeman

Le portrait de Frantz Veldeman figure dans notre Galerie de Portraits d’architectes.

Louis-François Veldeman est le huitième enfant d’un couple venu de près de Termonde s’installer vers 1872 à Schaerbeek avec le projet de travailler dur afin d’offrir un emploi à chacun de leurs enfants. Ils en ont eu dix[1].

Frantz[2], comme il est appelé et comme il signe, est né le 20 septembre 1886. Après des études à l’école Saint-Luc de Schaerbeek, il devient architecte, suivant ainsi les traces de son frère Guillaume Veldeman (1880-1945)[3].

Frantz Veldeman a beaucoup construit dans sa commune natale. On connaît de lui notamment des maisons avenue du Suffrage Universel, avenue Ernest Laude (numéro 43) , avenue Albert Desenfans (numéro 10), rue Jacques Rayé (numéros 44 et 46), avenue des Azalées (numéro 65), chaussée de Louvain (numéro 505), etc.

A Laeken, il construit le numéro 30 de l’avenue Emile Bockstael.

Juste avant que la Première Guerre Mondiale n’éclate, Veldeman bâtit dans le quartier d’Opale, une maison de maître en style Beaux-Arts. Elle est érigée avenue Eugène Plasky, au numéro 35.

Comme pour tant de ses collègues, la Première Guerre Mondiale met un frein à l’envol de sa carrière. Veldeman s’engage comme volontaire de guerre ‘pour la durée de la guerre’ dès le 4 août 1914, jour de l’invasion de la Belgique par les Allemands. Envoyé au front aux avant-postes début novembre lors de la première bataille de l’Yser, il est gravement blessé[4] à Pervyse et est envoyé dans une clinique en Angleterre. Il y rencontre Constance Young, qu’il épouse à Canterbury en novembre 1917.

Hélas, en 1920, peu après l’installation du couple à Schaerbeek après la fin de la Guerre, elle meurt. Un deuxième coup dur intervient trois ans plus tard : le décès, à quatre ans, de sa petite fille.

Il lui reste un fils, Jean François Louis Veldeman (1919-2004), qui devient également architecte.

Frantz Veldeman meurt le 16 novembre 1943 à l’âge de 57 ans.

Pierre Dangles, 11 janvier 2013



[1] Deux enfants sont morts en bas âge. Louis Joseph Veldeman s’est installé comme boulanger et puis comme épicier à la chaussée de Haecht. Il est mort avant la fin de la Première Guerre Mondiale. La plupart de ses enfants ont su faire des études professionnelles ou commencer un commerce.
[2] Peu avant sa naissance, un frère aîné, François-Louis, meurt. Les parents ne veulent pas donner le même prénom et optent pour Louis François. Mais dans la famille, il devient rapidement Frantz.
[3] Guillaume, dit Bill, a aussi beaucoup construit à Schaerbeek, notamment à la Cage aux Ours, boulevard Lambermont et l’avenue Albert Giraud (dont sa maison personnelle au numéro 97)
[4] Il n’a la vie sauve que par une pièce de monnaie dans son porte-monnaie qui dévie la balle allemande. Ces objets sont conservés dans la famille. Frantz garde toute sa vie des séquelles de ses blessures.

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