Henri Van Massenhove

Henri Van Massenhove est né à Saint-Trond en 1860. Il termina ses études d’architecture à l’Académie Royale de Bruxelles en 1885. Trois ans plus tard, il devient collaborateur du grand Henri Beyaert, architecte notamment de la Banque Nationale à Bruxelles et à Anvers, du Petit Sablon, de la gare de Tournai, de la restauration de la Porte de Hal, etc. C’est l’effigie de Beyaert qui se trouvait sur les anciens billets de banque de 100 francs.

Van Massenhove vole rapidement de ses propres ailes. Il s’installe rue de Liedekerke à Saint-Josse-ten-Node, commune dans laquelle bientôt s’érigent plusieurs de ses constructions : deux maisons rue Verbist, deux maisons rue Joseph Dekeyn, les ateliers Mommen dans la rue de la Charité (1894), une maison rue du Marteau, dix maisons avenue Georges Pêtre. Sa renommée s’élargit : il participe à l’Exposition Internationale des Beaux-Arts de Bruxelles en 1897 et reçoit des commandes pour des écoles communales et un local de guilde à Tirlemont.

Puis Van Massenhove s’associe à l’architecte d’origine allemande Guillaume (Wilhelm) Löw, qu’il a rencontré à l’Académie Royale de Bruxelles : Löw est sorti un an avant lui. Van Massenhove et Löw participent massivement et avec succès aux multiples concours de façades que les communes organisent, aux alentours des années 1900, pour encourager l’embellissement des rues. Les concours pour la place Colignon[1] à Schaerbeek et pour le quartier Saint-Boniface à Ixelles en sont les plus connus. Après une multitude de premiers et deuxièmes prix, leur participation au concours schaerbeekois de façades de 1906-1907 ne remporte qu’une quatrième place, ce qui semble sonner le glas de leur collaboration.

Van Massenhove s’installe dans le quartier des Squares, d’abord à l’avenue de Cortenbergh, puis à l’avenue de la Brabançonne. Ses frais de déplacement sont minimes puisque la majorité de ses constructions se situent dans ce quartier : l’angle du square Ambiorix et de la rue de Pavie, le square Ambiorix 12-13 (1895), boulevard Clovis 2a, rue des Confédérés 6, 8 et 10, square Marie-Louise 31, 32, 42, 43, 47, 48, 50, 51 et 73, l’angle de la rue des Gravelines et de la rue des Eburons, l’angle de la rue des Gravelines et du boulevard Clovis, l’angle de l’avenue de Cortenbergh et de l’avenue Fulton, l’angle de la rue Franklin et la rue Le Titien, rue John Waterloo Wilson 6, 8, 10, 76 et 78, avenue de la Brabançonne 49 (maison et bureau personnels) et 92 à 98 (médaille de bronze au concours de façades 1910), chaussée de Louvain 158 et 160 (l’angle avec la rue John Waterloo Wilson). Bien sûr, il construit également dans d’autres communes bruxelloises. Ainsi, il réalise en 1909 à Woluwe-Saint-Lambert la villa-atelier pour le peintre Constant Montald[2].

Dans le quartier d’Opale aussi se trouvent plusieurs réalisations de Van Massenhove.

Pour le numéro 31 de la place de Jamblinne de Meux, conçu en 1909, il obtient le quatrième prix au concours de façades de Schaerbeek de 1910-11. Cette même année, une autre maison du quartier d’Opale emporte une médaille d’or : l’immeuble voisin, au numéro 32, dessiné par Arthur Verhelle. Les architectes Ernest Chaineux et Henri Jacobs sont aussi lauréats cette année, mais pour des façades en dehors du quartier d’Opale.

Après la Première Guerre Mondiale, en 1921, il construit l’ensemble de trois maisons avenue de l’Opale 18, 20 et 22.

La maison sise avenue Eugène Plasky n° 77, datant de 1923, est également de Van Massenhove.

Van Massenhove est décédé en 1934. Sa dernière demeure, comme il se doit dessinée par lui, se situe au cimetière de Saint-Josse.

Pierre Dangles, avril 2011, révisions juin 2012 et octobre 2013



[1] Les maisons n° 1, 2, 4, 6, 8, 12, 16-18, 17, 20-22 sont toutes l’œuvre de Van Massenhove et Löw.

[2] Actuellement centre récréatif du parc de Roodebeek (Musée communal)

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