Jules Libois

Réussir une belle façade est souvent une excellente carte de visite pour un architecte, surtout dans un quartier en effervescence de construction. C’est ce qui explique probablement l’occurrence de la signature du Liégeois Jules Libois sur des maisons du quartier des Pierres Précieuses. Quatre maisons avenue Milcamps[1], une maison avenue Emile Max (n° 163), une maison avenue Eugène Plasky (vers la place Meiser) et une autre square Plasky (n° 100) et puis avenue de l’Opale, 130 et 132[2]. Comme on dit à Liège : Oufti.

Jules Libois est né à Ouffet, près de Huy dans la province de Liège, le 29 septembre 1889. Son père est entrepreneur, spécialisé dans les pierres de taille.

Jules fait des études d’architecture à l’Académie Royale de Liège.

Le 5 août 1914, il s’engage à l’armée belge comme volontaire ‘pour la durée de la guerre’. Pendant les quatre ans, il accumule des actes de bravoure et de courage, et est rapidement promu comme lieutenant.

C’est probablement de sa période militaire qu’est venu son habitude de se présenter, même en signature sur les façades, comme L’architecte Jules Libois. [3]

En juin 1919, il épouse la Liégeoise Victorine Moitroux et s’installe près d’elle, à Liège, rue des Vennes 194, où il gardera pendant toute sa carrière son bureau d’architecte. La majorité de ses créations se trouvent dans les provinces de Liège et de Namur. De Libois, l’on connaît aussi une maison en style Art déco à Ostende, Torhoutsesteenweg 144.

Jules Libois semble avoir cessé ses activités dans les années 1940.

Il est décédé à Liège le 29 février 1960 et est enterré au cimetière de Robermont.

Pierre Dangles, mai 2011, révision mai 2012.



[1] J’ai toujours trouvé inique que certaines personnes ont reçu une rue à leur nom sans mention de leur prénom. Afin de réparer cette injustice, a moins sur ce site et pour le quartier : il s’agit de Monsieur Achille Milcamps.
[2] Précisons que ces dernières se situent à l’origine sur le même terrain que l’immense demeure de Libois côté avenue Emile Max. Le terrain appartenait à Monsieur Seulen, haut personnage du Ministère des Finances, qui y a fait construire pour lui-même et pour deux de ses filles.
[3] Dans tout Bruxelles, il semble le seul architecte à avoir signé ainsi une façade. En règle générale, les architectes qui signent la façade mentionnent l’initiale du prénom, le nom, et le titre architecte. Souvent l’année de construction y est ajoutée. Parfois l’école de formation ou l’appartenance à une association professionnelle, ou la commune du domicile. Certains, dans la première moitié du XXe siècle, y ajoutent même le numéro de téléphone. Seul Libois place le titre – avec article défini – avant son nom en entier.

Fin de commentaires/ Einde van opmerkingen