René Ajoux

Le portrait de René Ajoux figure dans notre Galerie de Portraits d’architectes.

Dans les archives d’urbanisme de Schaerbeek, comme dans celles de toutes les communes, dorment des dossiers de projets non exécutés. Des maisons ou immeubles d’appartements envisagés mais non réalisés parce que les commanditaires rencontrent la mort, des revers financiers, un refus de l’administration ou d’autres projets.

Parmi ces dossiers, il y a des perles d’architecture. Dans les mois à venir, nous aborderons des projets non exécutés dans le quartier d’Opale, notamment de Julien De Ridder, de Georges Rosenberg et Jacques Dolphyn. Mais inaugurons cette série avec l’architecte-ensemblier René Ajoux.

René Ajoux[1] est né le 16 août 1899 à Saint-Josse-ten-Noode dans une maison rue Willems. Son père est tapissier-garnisseur et désire que son fils apprenne la musique. Chaque soir, René est envoyé à l’Académie de musique de Saint-Josse. Mais chaque soir, attiré par le dessin, René bifurque vers l’Académie de dessin. Un premier prix accompagné d’une médaille du gouvernement a vite amadoué le paternel : son fils pourra s’adonner à l’architecture.

Parmi les toutes premières réalisations de René figure la construction d’une sous-station d’électricité à Rosières.

(à suivre)

Pierre Dangles, 13 avril 2013



[1] Par une des particularités de l’onomastique, le vrai patronyme officiel de cette branche de la famille est Ajoux dit Malthès. L’origine remonterait à l’époque pré-napoléonienne, où il arrivait qu’une personne remplace une autre appelée à la conscription. En tant qu’architecte, René a toujours signé Ajoux.

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